Réponse à l'article paru dans le journal l'UNION du samedi 25 avril 2009
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'article paru dans le journal l'Union du samedi 25 avril 2009 concernant l'annulation des élections municipales de Chauny de mars 2008 et tout particulièrement les propos de Monsieur Michel KRIFF, adjoint à l'Animation et au Tourisme.
Ce que je constate, c'est un manque de clarté de sa part, pour ne pas dire des propos mensongers. Il lance une polémique pour se déculpabiliser de l'échec cuisant qu'il vient de subir, lui et son chef de file, en annonçant aux Chaunoises et aux Chaunois que les fêtes de RABELAIS n'auront pas lieu, rejetant la faute sur ses adversaires, en l'occurrence la liste que je conduisais. « Enfin, on sait à qui il faut dire merci », l'Union du samedi 25 avril 2009.
Si je me trompe pas, à la dernière séance du Conseil Municipal il a voté le budget pour l'année 2009, et à trois semaines des festivités, il veut nous faire croire que sans lui, ces fêtes ne peuvent pas avoir lieu. Qu'il se rassure, malgré son absence et celle de son Maire ainsi que le reste du Conseil, la mairie continuera de fonctionner. Il se trouve à l'intérieur de celle-ci des personnes compétentes qui sont capables de relever le défi, aidées et secondées en cela par des responsables d'associations dynamiques et entreprenants. Vous n'êtes pas indispensable Monsieur l'Adjoint. Nous tenons par ailleurs à rassurer les chaunois sur un point : si les fêtes de RABELAIS devaient être réellement annulées, mon équipe et moi-même organiseront de nouvelles festivités à Chauny au cours de l'été prochain, car nous ne voulons pas priver nos concitoyens d'une manifestation populaire qui leur est chère.
Un petit rappel à Monsieur l'adjoint, ces élections ont été annulées par le Tribunal administratif d'Amiens en date du 9 septembre 2008 (qui a reconnu le côté frauduleux de l'inscription sur les listes électorales de Chauny d'une colistière, adjointe aux finances) et ce jugement vient d'être confirmé par le Conseil d'État le 23 avril courant (qui lui, a retenu que cette manœuvre a vicié la sincérité de l'ensemble du scrutin du 9 mars 2008). D'après vous, qui est fautif de l'annulation de l'élection ? Sinon la tête de liste, donc le maire actuel et ses colistiers, dont vous faites partie, qui ont toléré dans leur rang une personne non éligible et ce malgré les déclarations dans la presse de Monsieur Lalonde, qui disait « moi je fais très attention à mes colistiers... ». De plus, Monsieur Lalonde a usé de toutes les procédures judiciaires pour que cette affaire dure le plus longtemps possible et coûte le plus d'argent. Pourquoi avoir fait appel ? Qui a interjeté appel au Conseil d'état ? Qui a attendu le dernier jour du délai imparti pour déposer cet appel ? Autant de temps perdu par votre camp. Alors, ne venez pas aujourd'hui vous plaindre et nous accuser de priver les Chaunoises et les Chaunois des fêtes de RABELAIS. Dans le cas où celles-ci ne pourraient se dérouler c'est de la faute et de l'entière responsabilité de votre chef de file et cela, il faut le dire à nos concitoyens ! Oui, l'on peut dire merci à Monsieur Lalonde !
Soyez beau joueur, la liste dont vous faisiez partie était dans l'illégalité la plus totale. Il fallait que la justice passe. Dura lex, sed lex !
Chauny, le 27 avril 2009
Rétablissons la vérité, que la vérité, rien que la plus stricte vérité !
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'interview de Madame Joseline FALAUX, parue dans le journal l'Union du jeudi 5 février 2009. Quelle audace, quel aplomb a cette dame qui veut se poser en victime. Victime de quoi ? Victime de qui ?
D'avoir donné l'adresse d'un garage comme lieu d'habitation alors qu'elle habite à Barisis aux Bois depuis de longues années. Ce n'est pas moi, Mario LIRUSSI, qui a obligé cette dame à fournir de faux renseignements pour obtenir un certificat d'électeur de la commune de Chauny. Et ce, depuis plusieurs mandatures, ce qui a entraîné le Tribunal Administratif d'Amiens à reconnaître le coté frauduleux de cette inscription par son jugement du 9 septembre 2008. Alors, de qui se moque Madame Falaux ?
Vous dites avoir été jetée en pâture. Mais, en tant qu'adjointe au Maire et responsable des finances de la ville de Chauny, sans y demeurer, vous deviez savoir que votre inscription sur les listes électorales était contraire au code électoral. Que l'imposition à la taxe d'habitation du garage en question, dont vous n'étiez que locataire, était, elle aussi, non conforme au code général des impôts. A ce sujet, vous trouverez en annexe le courrier des services fiscaux, indiquant que pour payer une taxe d'habitation sur un garage, il faut que celui-ci soit, obligatoirement rattaché à une habitation se trouvant dans un rayon d'un kilomètre, voir 900 mètres, d'après une jurisprudence de la Cour administrative d'appel de Lyon. Qu'en aucun cas vous remplissez ces critères. Vous vous targuez de payer cette taxe d'habitation, mais il ne vous est pas venu à l'esprit que, parfois, le Trésor Public peut commettre des erreurs et, souvent, au détriment des contribuables. Voyez-vous, les services publics ne sont plus ce qu'ils étaient ! Votre droit aurait été de demander le remboursement de votre taxe, et en bonne citoyenne, d'avertir et prévenir les administrés qu'ils pouvaient être taxés indûment. Au lieu de cela vous criez au scandale et au lynchage médiatique ! Dites vous bien, que ce n'est pas Madame Joseline Falaux en tant que personne physique qui nous a intéressé, mais le fait d'être domicilié dans un garage. Cela aurait pu être un autre des colistiers de Marcel Lalonde.
Pour votre gouverne, sachez que Monsieur Jean-Michel Brouet, mon colistier, qui lui aussi était locataire d'un garage mais qui n'a pas essayé d'obtenir une inscription sur les listes électorales de Chauny mais s'est inscrit sur le lieu de l'habitation qu'il occupait à l'époque (comme la loi l'y oblige), aurait du payer une taxe d'habitation, comme vous ! Et, si l'on suit votre raisonnement. Il était éligible. Alors pourquoi, d'après vous, la Préfecture n'a pas validé notre liste ? Vous pouvez donner une nouvelle interview au journal pour votre réponse ! Que d'autre part, lui était vraiment en recherche de logement dans la ville de Chauny et qu'aujourd'hui il occupe un appartement dans cette même ville. Voyez-vous la différence ?
La différence, je vais vous la dire. Nous avons toujours eu à cœur d'être francs et transparent avec les Chaunoises et les Chaunois. Je m'y suis engagé. Que nous n'avons pas voulu tricher et avons sollicité, peut-être naïvement, des services de la Préfecture son aval pour ce cas et que, dans un premier temps, il nous a été donné, puisque les pièces fournies semblaient convenir, mais qu'au dernier moment, et moment fatidique, parce que nous n'avions plus de possibilité de changer notre liste, son inéligibilité a été déclaré par Monsieur le Préfet. Alors, qui a été injustement puni ? Mes colistiers et moi-même, bien sur, mais aussi, et là c'est grave, très grave, la démocratie et par là même, les Chaunois qui n'ont pas pu s'exprimer dans les urnes. Et vous vous plaignez !
Heureusement, le Tribunal Administratif a corrigé cette erreur en annulant l'élection municipale du 9 mars 2008. La justice doit être la même pour tous. Il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures. Votre inéligibilité a été reconnue et votre inscription de nature frauduleuse (c'est écrit en toutes lettres dans le jugement rendu) par suite de la répétition du phénomène.
Moi aussi j'ai été jeté en pâture par vos petits camarades. Quand Monsieur Marcel Lalonde se glorifiait « moi, je sais que je fais très attention aux conditions d'éligibilité de mes colistiers » (Voir l'Aisne Nouvelle du 1 mars 2008).Cela voulait bien dire que les autres, et moi en l'occurrence, nous étions trop bêtes (pour rester poli). Il disait aussi que : « la bombe ferait pschitt » (l'Union du 7 mars 2008), j'en passe et des meilleures...
Votre démission ? Le lendemain du scrutin où vous êtes élue ? Vous ne connaissiez pas votre charge de travail avant le vote ? Vous voulez nous faire croire cela ! Justement, au lendemain du dépôt de notre recours en annulation où votre nom est cité. Pour quelqu'un qui avait la charge des finances de la ville, depuis plusieurs mandatures, on dit que gouverner c'est prévoir ; pour vous il semble que cela ne soit pas le cas. Mais peu importe, si l'on vous a demandé votre démission, et que vous vous êtes exécutée comme un bon petit soldat. Ce que je comprends mal, c'est pourquoi cette démission si vous étiez dans votre bon droit ?
Ce que je constate, c'est le manque de franchise de votre part et surtout le manque de clarté de vos ex-colistiers. Si vous n'êtes pas franche avec moi, soyez-le au moins avec vos électeurs en particulier et avec tous les Chaunoises et les Chaunois en général. Je n'ai absolument rien contre votre personne, je crois vous l'avoir déjà dit. Il faut quand même reconnaître que c'est bien vous qui n'êtes pas dans les règles et qui avez enfrein la loi. Ce n'est pas moi, ni mes partenaires ! Alors, je peux comprendre que la perte de votre indemnité d'adjointe (1100 € environ mensuel) ne vous a pas fait plaisir. Soyez bonne joueuse, vous en avez profité pendant de nombreuses années alors que vous étiez dans l'illégalité. Il faut que la justice passe. Dura lex, sed lex !
C'est avec grand plaisir que je retrouve avec vous ce moment rituel des vœux de début d'année et vous exprime, au nom de la section du Parti Socialiste de Chauny, mes souhaits les plus chaleureux pour vous-même, pour vos familles, sur le plan privé aussi bien que professionnel.
Votre présence est un témoignage d'amitié, et je tiens à vous en remercier très sincèrement.
Ce moment nous donne, outre le plaisir de se rencontrer, la possibilité de dresser la situation par rapport à l'année écoulée et sur les perspectives qui s'ouvrent pour l'année nouvelle.
Les dernières élections municipales, au niveau national, ont redonné confiance à la gauche et notamment au Parti socialiste. Nos concitoyens ont exprimé à travers leur vote leur mécontentement et
leur inquiétude pour l'avenir, mais ils ont également adressé à la gauche un appel à la mobilisation. Ce résultat atteste que les français ne constituent nullement une masse inexpressive,
perméable aux manipulations démagogiques du gouvernement. Les français ne se sont pas seulement exprimés en faveur des socialistes uniquement en réaction à la dureté de la politique de l'UMP, ils
tiennent à signifier à nos dirigeants qu'ils sont attachés à la République, à la liberté, au progrès social et à la dignité humaine, hélas bafouée complaisamment depuis plusieurs années par les
plus hautes autorités.
Dans la cité chaunoise, les citoyens ont été privés du choix souverain que la démocratie leur a offert, ce qui a grandement facilité l'élection du maire sortant. Mais il était exclu que le PS
chaunois accepte l'injustice dont il a été frappé. Notre recours auprès de la juridiction administrative a porté ses fruits, et c'est avec une impatience brûlante que nous attendons la validation
du Conseil d'État. La liste soutenue par le PS a donc fait le choix de poursuivre le combat car nous sommes convaincus que les chaunois ont tout à gagner d'une nouvelle élection et d'une
alternative politique convaincante. La population chaunoise veut un choix démocratique ; elle réclame une élection qui relève les défis d'aujourd'hui et qui prépare notre destin commun.
Et, ici et maintenant, je ne peux m'empêcher de remercier la Fédération de l'Aisne du Parti Socialiste et particulièrement son Premier secrétaire, Jean-Jacques THOMAS, pour son soutien
inestimable dans cette épreuve, car mes colistiers, et moi tout personnellement, ont vu leur réputation souillée par les commentaires trop pressés de
certains édiles chaunois, alors qu'il est apparu que ces mêmes personnes ont fait preuve de négligences plus manifestes vis-à-vis de la loi.
Le combat que nous pourrons mener à Chauny d'ici quelques semaines ne se résumera pas à une élection locale sans intérêt. Car ce que la liste Chauny pour tous propose, c'est une gouvernance plus
efficace, une implication effective de tous les élus et un respect scrupuleux des habitants, à qui nous offriront une tribune pour s'exprimer. Un corpus de valeurs partagé, faut-il vous le
rappeler, par l'ensemble des élus socialistes et républicains, et qui forme un des remparts contre la crise actuelle.
La municipalité actuelle, forte de son affiliation à la droite libérale la plus dure, a pris l'engagement d'adopter une ligne politique défavorable aux quartiers populaires, de faire étalage de
son incompétence en matière de sécurité et de jouer la carte de l'inertie face à la disparition des services publics et de l'industrie.
De plus en plus, les chaunois me confient leurs ressentiments vis-à-vis de la municipalité : ils désirent ardemment de nouvelles têtes, des élus engagés et tourner la page de la monarchie
municipale incarnée par Marcel Lalonde depuis de trop longues années.
Voilà pourquoi nous devons mener à nouveau une nouvelle campagne fondée sur la clarté, projet contre projet, et nous impliquer non pas tant au nom de nos intérêts de parti ou sur les seules valeurs de la gauche, mais nous devons le faire au nom des principes qui fondent notre attachement à la République et des valeurs de notre ville, telle que nous l'aimons car nous l'aimons, cette ville, et plus particulièrement ses habitants.
C''est pourquoi notre programme se basera sur des engagements reposant sur un nouveau défi du vivre ensemble
- Être efficaces dans les domaines du logement, de l'éducation, de la qualité environnementale, de la sécurité face aux nouvelles formes de violences et de la mixité sociale ;
- Promouvoir l'économie verte et améliorer la qualité de vie ;
- Être solidaires de l'ensemble de nos habitants dans leur diversité culturelle et sociale ;
- Promouvoir l'image de la ville au-delà des frontières locales ;
- Être porteurs d'un projet pour une ville qui retrouve confiance en elle-même, en sa jeunesse, en des citoyens engagés en son avenir.
Notre programme cependant ne doit en aucune façon être perçu comme un catalogue de promesses irréalisables. La conjoncture économique actuelle est bien trop anxiogène pour que l'on tombe dans cet
écueil. Nous voulons simplement démontrer que nous sommes en capacité de mener une politique plus démocratique, de prendre en compte la parole des citoyens, et de définir les grandes orientations
qui guideront nos décisions, dans un souci de cohérence et d'efficacité.
Alors, chers amis, la campagne recommence aujourd'hui, nous sommes là nombreux, notre mouvement est puissant, notre espoir est grand, notre confiance est forte. Nous devons lutter contre toutes les peurs, et n'avoir peur de rien pour nous-mêmes. C'est nous qui représentons la paix sociale, l'harmonie, le vivre ensemble. C'est nous qui sommes capables de préparer l'avenir. Et c'est nous, enfin qui donnons de la cohérence, de la solidarité et même de l'espoir à ceux qui n'en ont plus.
Il est de notre responsabilité de reconstituer le lien entre le politique et le peuple, de remettre à sa place le corps intermédiaire qu'est le Parti socialiste. Nous voulons insuffler aux
laisser pour compte, aux victimes des licenciements, aux précaires et aux mal logés, un esprit de résistance et leur redonner espoir en l'avenir. Notre engagement auprès des plus faibles doit
être au rendez-vous des défis que rencontrera la ville de Chauny dans les années à venir. En faire une ville du XXI ème siècle !
Et même si l'hypothèse d'une validation de l'élection de 2008 s'impose à nous, c'est ensemble, que nous ferons de 2009, en dépit du pessimisme ambiant, une année de tous les espoirs
Il faut donc gagner la bataille, la bataille du cœur et des esprits. Il ne s'agit pas simplement, pour nous, d'un succès d'un camp ou du rejet d'un autre, mais du destin de notre ville. Que
chacun le sache, au-delà de cette salle, nous sommes prêts pour cette nouvelle campagne, nous sommes fiers de ce que nous sommes, confiants dans nos idées.
« Il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va », nous a enseigné Sénèque. Rassurez-vous, même si les apparences peuvent vous en faire douter, les socialistes, à Chauny comme ailleurs, fiers de leur étendard, ne perdent pas de vue le cap qui est le leur depuis plus d'un siècle : la lutte contre l'injustice et le désordre social.
Voilà le message de confiance et d'espérance que nous aurons à cœur de faire partager tout au long de l'année 2009. Au nom du Parti socialiste et en mon nom personnel, je vous souhaite une très
bonne, et une très heureuse année 2009.
Je vous remercie.
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Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il
décrète ;il cherche à donner le change sur sa nullité :c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas cette roue tourne à vide.
L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé.
Victor HUGO. Dans « Napoléon, le petit » (Napoléon Ill bien sûr !)
Vous pensiez peut être à quelqu'un d'autre ?
Essayons de rester optimistes et gardons en nous l'espérance de jours meilleurs. Nous travaillons pour cela et notre dévouement est sans failles.
Bonnes fêtes de fin d'année et tous mes vœux pour l'année 2009
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